Au delà des cotés esthétiques et fonctionnels de l’Ipad, cet article s’intéresse plus particulièrement au potentiel que le monde la presse lui accord à savoir : redonner un coup de jeune à l’industrie que la presse qui est en crise depuis de nombreuses années, notamment à cause de l’arriver des gratuits et d’internet.
Force est de constater l’excitation collectives des journalistes quand on voit le déferlement d’article (rédactionnel, pas pub) autour de l’Ipad. Certes, Apple est extrêmement fort en marketing et sait organiser le buzz, mais à ce point la, les journalistes en ajoutent eux-mêmes sans qu’on leur demande !

(comparaison sur GoogleTrends des mots clés iphone en rouge et ipad en bleu)
Pourquoi la presse est-elle tant sur le pont ?
Elle voit dans l’Ipad une manière de revenir à son modèle économique de prédilection, à savoir le modèle payant. Si on revient en arrière, dans les années 2000, une grosse discussion avait animé le milieu pour savoir si l’accès aux informations devait être payant ou pas. Plusieurs sites avait un abonnement payant, mais le modèle était peu rentable. Google a ensuite mis tout le monde d’accord : le gratuit, sinon rien !! Rares sont aujourd’hui les sites proposant un abonnement payant pour accéder à de l’information, citons tout de même « Arrêt sur Image » qui a su tirer son épingle du jeu, TheTimes qui vient lancer un abonnement payant à des articles de fond (en cours) et le site Médiapart. Le gratuit reste la règle et le payant l’exception.
Du coup, en changeant de format (consultation sur PC -> consultation nomade sur Ipad), la presse espère pouvoir revenir au modèle payant. Elle espère donc nous faire payer sur un Ipad ce que nous ne sommes pas actuellement pres à payer sur un PC. Et pour nous allécher, la presse nous promet du contenu enrichie (vidéo, …), c’est à dire tout ce que l’on a sur un PC depuis des années.
Effectivement, ce modèle déjà mis en place sur Iphone et autres clones fonctionne très bien. Vendre une application petite ou grosse, à un prix souvent dérisoire est une véritable réussite commerciale. On donne une fois pour toute son numéro de carte bleu et on achète, presque sans le voir (2 « clic » suffisent, pas de facture, pas de création de compte, pas de mail de confirmation, …).
Problème : ce mode de fonctionnement ne permet pas aujourd’hui l’abonnement. Les offres actuellement ont donc un cout à l’achat d’un magazine ou l’accès à un contenu pour une durée déterminée. Après, pas de tacite reconduction (en tout cas pas aujourd’hui). Autre point négatif, le contenu : même s’il n’est pas identique à celui du site, on peut malgré tout toujours aller consulter le site du magazine, y compris sur son Ipad !!
Tout cela me fait dire qu’il y a un risque : plutôt que de faire venir les consommateurs qui ne payent pas actuellement, ces offres pourraient détourner des personnes qui payent déjà l’abonnement au magazine papier. Le prix étant moins cher que le papier, le problème pourrait être encore plus grand pour les éditeurs…
Rendez-vous dans 1 an pour les premiers retours et dans deux pour les résultats définitifs.