Les internautes reçoivent en moyenne 70% de SPAM dans leur boîte aux lettres. Pourtant, selon Epsilon Interactive, la France garde un taux de clics dans les e-mailings de 12,6 % fin 2005, malgré une baisse annuelle de 4,5 %. Ce même taux est de 9.1 % au Royaume-Uni avec une progression de 15.2 %, tandis qu'en Allemagne, il est en chute libre (- 19,8 %), à 6,9 %.

Mais ce taux peut être calculé de trois façon, soit après que le mail ait été envoyé, soit après que le mail ait été reçu (pas d'avis de non-reception), soit après que le mail ait été ouvert (ce qu'un marqueur permet de savoir). Mais il semble bien que ces chiffres indiquent le taux de clic après envoi, ce qui paraît énorme.
Le taux d'ouverture ne cesse de baisser aux USA, selon Doubleclick, où il est passé de 36 % à 27,5 % (- 23 %), mais avec un taux de clic qui reste curieusement à peu près constant à 7,2 %, et une hausse du taux de transformation (achat) passé de 3,6 à 4,6 %.
Mais cette baisse brutale ne signifie pas simplement que les américains lisent moins les mails. Cela signifie aussi qu'ils n'affichent pas les images inclues dans ces emails. On le sait, de plus en plus souvent les logiciels de messagerie bloquent les images dans les mails, surtout quand ceux-ci sont identifiés comme étant du spam. Le développement de cette technologie conduit les marqueurs à ne plus être chargés, et donc à fausser les résultats. D'un autre côté, on peut se demander la pertinence d'un email marketing ouvert sans les images. Il y a peu de chance qu'il touche son public et donc le fait qu'il ne soit pas compté est peut-être aussi bien. Mais il faudrait une étude là-dessus.

Les internautes sont 90 % à consulter leur e-mail plusieurs fois par jour (44% constamment), mais c'est le samedi que le taux d'ouverture de mails taggués (emails commerciaux) est le plus important : 38,3 % d'ouverture pour 5,4 % de clics (selon eROI, étude réalisée aux Etats-Unis).

Une étude d'Epsilon Interactive est encore plus frappante, et concerne les mail opt-in, c'est à dire reçus volontairement. Dans ce cas, le taux de transformation passe à 70% (d'achat effectif), tandis qu'il n'était que de 44% en 2004. (70% des mails ouverts aboutissent à un achat). Ca laisse rêveur ! Cela signifie aussi que quand la cible est bien choisie, on touche le but visé ! Et cette étude concerne un public américain, moins enclin on l'a vu à ouvrir un email reçu.