Suite à l'affaire de Google Belgique, condamné à retirer de ses pages d'information les extraits d'articles en ligne, et suite au développement de son outil Google BookSearch, les éditeurs cherchent à trouver un compromis pour satisfaire le besoin de référencement aussi bien que le respect des droits relatifs aux textes. Un projet a vu le jour : l'ACAP, pour informer les moteurs des conditions d'accès à un contenu.
Automated Content Access Protocol, comprenez "Protocole d'accès automatisé au contenu", est le doux nom de ce projet destiné à régler les conflits entre les éditeurs et les moteurs de recherche comme Google. Ce projet a été présenté par la Fédération internationale des maisons d'édition (IPA) vendredi à Francfort, en marge de la Foire du livre.
L'ACAP est un système qui renseignera le moteur (le spider je suppose) des conditions d'utilisation ou de citation des textes qu'il rencontrera. Le spider saura ainsi si la copie ou le téléchargement du document est gratuite ou payante.
Le programme sera lancé au début du mois de novembre et son expérimentation doit durer un an.
Reste à savoir ce que fera Google face à une information payante. Selon les règles du jeu actuelles, Google n'indexera pas le texte, ou du moins n'en fera aucune citation, ce qui reviendra à privilégier l'information gratuite, qui est très florissante sur le web depuis l'extraordianire développement des blogs.
Dans leur souci de gagner de l'argent, je crains que ces grands éditeurs oublient à quelle concurence ils ont à faire face, et que le défi du web n'est pas d'être payé pour apparaître dans les moteurs, mais plutôt le contraire ! S'ils ne sentent pas le danger, nous nous apprêtons à une accentuation encore plus franche de la popularité des réseaux d'information secondaires.
A moins que les règles du jeu ne changent, et que Google paye du contenu, frais qui seront sans doute répercutés sur les utilisateurs. Bientôt des version payantes de Google personnalisé ?