Elle opère pour cela une distinction entre les services "linéraires" (télévision traditionnelle, Internet, téléphonie mobile) et "non linéaires" (télévision et informations à la demande). Les services linéaires seraient priés de se conformer à des obligations, les premières dites 'fondamentales' (comme la protection des mineurs), les secondes dites 'de deuxième niveau', semblables à celles énoncées dans la directive TSF. Elles seront néanmoins simplifiées et modernisées.

La présidente de la commision des média, Viviane Reding, explique que le but est d'imposer des standards minimums concernant la publicité, l'incitation à la haine ou la protection des mineurs. Ce sont des services géants comme YouTube qui sont directement visés par ce projet, mais le fait est qu'en réalité tout contenu vidéo sur le net répondra de la même législation, et il sera donc impossible à un particulier de mettre en ligne des vidéos de son club de sport sans licence télévisuelle.

Les ministres anglais sont les plus virulents pour protéger la liberté des particuliers sur le web, et dénoncent cette directive, à l'instar de Shaun Woodward, ministre des télédiffusions. Le ministre craint aussi, bien sûr, que cette directive n'entrave tout développement économique dans cette direction, d'autant plus que la Grande Bretagne cherche à se placer en fer de lance des nouveaux media et technologies alternatives. Cette régulation paraît d'autant plus déplacée que de nombreux pays sont déjà dotés de lois interdisant les matériels susceptibles d'inciter à la haine ou de choquer trop facilement les mineurs.

Commission européenne The Times