Les attaques dirigées contre les fournisseurs de logiciels destinés au p2p (peer-to-peer) deviennent de plus en plus nombreuses et virulentes.
Un des exemple est la confiscation il y a quelques temps du plus gros serveur emule, Razorback (ce qui a été complètement inutile, les utilisateurs d'emule utilisant majoritairement le réseau décentralisé Kademlia qui n'a pas besoin de passer par un serveur particulier pour fonctionner).

Quoi de plus logique pour les "pirates" de chercher à trouver LA faille juridique qui leur permettraient de continuer leurs activités légalement.
Cette faille c'est l'absence d'une justice internationale. Il est en effet facile de saisir un serveur se situant en Belgique (Razorback), il est en revanche beaucoup plus difficile de fermer un site russe (par exemple) diffusant des MP3 illégalement (La Russie n'ayant pas encore de loi concernant le téléchargement et la diffusion de Mp3, et ne faisant de plus pas partie de l'OMC, organisation mondiale du commerce).

-Une parade serait donc d'installer les serveurs dans un pays peu regardant sur les droits d'auteurs. Il existerait cependant toujours un risque de saisie (pression des autres pays).
-LA parade serait d'installer les serveurs dans une zone n'appartenant à aucun pays, soit dans les eaux internationales.

C'est l'idée qu'a eu "The pirate Bay", le site suedois qui diffuse des oeuvres protégées par le droit d'auteur via le P2P bitTorrent. Ceux ci voudraient en effet acheter l'île artificielle Sealand, une ancienne plate-forme militaire située en mer du Nord. Cette île est une micronation, donc détenue et mise en vente par aucun pays. Le paradis des téléchargements dispose de plus de connexions à haut débit et de son propre datacenter. Seul problème évident, le cout, 120 millions d'euros au bas mot.
Pour obtenir l'argent, "The pirate Bay" propose aux internautes de financer le projet et de devenir citoyen de Sealand via le site buysealand.com.