Selon une étude de médiamétrie auprès d'un panel de 9000 français, les internautes et leur habitude grandissante d'avoir accès à des media non conventionnels sur le réseau ne seraient pas du tout à l'origine de la crise que traverse le monde de la presse. Au contraire ! Selon cette étude, les internautes sont plus nombreux que le reste des français à lire la presse : 76 % contre 73 %. Ils sont également plus nombreux à consommer la radio (86% contre 80%).
Nous avions pourtant relevé la panique qui a saisi le monde de la presse depuis que les habitudes de leur clients ont changé avec la démocratisation de l'accès à l'information par l'internet. (voir Internet principal fournisseur d'information devant la presse et Le Web 2 peut-il s'appliquer à la presse ?).
Les vente globales dans le monde ont en effet baissé de 5%, et les quotidiens aux Etats-Unis ont vu leurs lectorat passer de 58 à 50 % de la population. La France n'est pas en reste, avec une véritable crise du métier de journaliste d'investigation, dont les découvertes sont aussitôt reprises par tous les media internet et qui ne touche donc plus le salaire de son travail via les ventes du journal pour lequel il travaille.
Mais alors si les internautes lisent plus de presse écrite que le reste des français, qui est en train de cesser de lire les journaux ?
A moins que la baisse ne soit générale, alors internet ne serait pour rien dans cette chute.
Il manque des études pour y voir plus clair.
