Une des tendances du Web2.0 est la mise à disposition d'outil pour l'internaute permettant d'exprimer son opinion. Pour exemple : sur le site Fnac.com, on peut mettre un commentaire sur un produit qu'on a essayé et dire ce qu'on en pense. Ca semble à priori bien comme principe, chacun peut s'exprimer et une personne peut ainsi se renseigner sur chaque appareil photo par exemple. Seul hic, chaque internaute n'est pas expert dans le domaine donc ce principe va additionner une somme d'avis de non experts. Par ailleurs, chaque internaute n'aura essayé qu'un seul modèle. Si on considère l'expert, il aura une vision large de l'ensemble des produits (il est sensé avoir les produits), de leur qualité et de leur coût, donc pourra émettre un avis plus réfléchi et plus construit. Il pourra proposer sa comparaison (à nous d'être en accord avec lui ou de le réfuter).

Ce principe d'avis communautaires est-il néanmoins intéressant ? Cette Vox Populi est-elle plus performante qu'une analyse d'expert ? Et comment la prendre en compte ?

Beaucoup de sites permettent une accumulation d'avis unitaire (dans le sens où chaque internaute n'a pas testé tous les produits mais n'a eu la vision que d'un élément). Le rôle de l'expert est de faire une analyse globale (plusieurs produits) et à partir d'une bonne connaissance (expertise) de donner des avis. On peut faire ce travail à partir des avis des consommateurs mais il est important de savoir qu'un être humain mettra facilement une critique alors qu'un avis positif ne sera pas forcément ajouté (si l'appareil marche bien c'est normal donc je ne le signale pas).

Si on essaye de mathématiser le problème : Une somme sur plusieurs produits d'avis sur chaque produit est-elle plus performante que l'avis sur une somme de produits ?

Je ne répondrais pas évidemment à cette question, je vous laisse juge.

En regardant l'histoire, ce qui est sûr, c'est que jusqu'à aujourd'hui, le mode de fonctionnement de notre société s'est toujours basée sur l'avis d'expert (ou d'un groupe d'expert) qui à "diriger" la masse. Le web 2.0 serait-il un terrain d'essai d'un nouveau principe de fonctionnement ?