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Le spam contre attaque
Par Stéphane PERSELLO ::
Le 22/06/07 à 17h55 :: Le monde Internet ::
Pour rappel, la guerre contre le spam semblait avoir subit un tournant avec la récente arrestation en mai dernier de Robert Alan Soloway, alias le "roi du spam".
L'individu, par le biais de sa société "Newport Internet Marketing Corp", commercialisait 295 dollars l'envoi de 15 millions de pourriels.
Malheureusement pour l'ensemble des internautes, le volume de spam envoyé n'a pas diminué depuis. 70 milliards de spam sont toujours envoyés chaque jour en mai 2007 (contre 36 milliards en mai 2006).
Le spam a même franchi une nouvelle étape mercredi 20 juin avec l'envoi, dans la même journée, de plus de 5 milliards de mails exposant les 10 bonnes raisons d'acheter l'action de la firme allemande Talktech Telemedia.
Cette gigantesque vague aurait représentée 9% du trafic mondial de la journée.
75 000 PC zombies (ordinateur infecté par un cheval de troie qui exécute des programmes non sollicités par l'utilisateur) ont été nécessaires à l'envoi de cette masse impressionnante de mails.
De plus, afin de contrer les logiciels antispam, le spammeur a eu l'idée d'insérer son texte dans un fichier PDF (ce qui augmente le poids du mail et du trafic), ceux ci étant rarement bloqués puisqu'ils sont souvent utilisés par les particuliers et les professionnels de manière légale. Il ne reste donc plus qu'à espérer que cette technique ne soit pas reprise par d'autres spammeurs.
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Besançon siège d'un test de paiement par carte sans contact
Par Xavier de BRABOIS ::
Le 18/06/07 à 12h08 :: Sciences & Technologies ::
La Banque populaire testera à Besançon le paiement par carte bleu sans contact à partir de septembre 2007.
La Société Générale a déjà annoncé un test semblable pour un millier de ses salariés, volontaires. Ils seront en effet équipés d'une carte Visa spéciale, baptisée Visa payWave, qu'ils pourront utiliser auprès d'une cinquantaine de commerçants de La Défense, dont la Fnac, munis de bornes de lecture et de terminaux dédiés.
La carte Visa se présente comme une carte standard, mais est munie d'une antenne microscopique scellée dans son corps (comme pour les passeports numériques). Il suffit de la passer devant une borne spéciale. Pas d'insertion dans un lecteur, pas de code à taper : la carte est lue par ondes radio en moins d'une demi secoude et un signal lumineux indique alors que la transaction a été effectuée. Ce type d'achat est déjà testé dans d'autres pays (Royaume Unis notamment), pour des montants inférieurs à 20 €.
Du point de vue des banques, il s'agit de limiter la circulation de petite monnaie (une alternative au Monéo donc)
La Banque Populaire, elle, a décidé de lancer le test grandeur nature à Besançon pour 3 000 de ses clients. La carte sera baptisée Flash et fonctionnera dans 200 magasins de la région. Le montant des achats sera limité à 20 euros par transaction. Pour les sommes plus élevées, le client se servira de la même carte, mais devra alors l'insérer dans un lecteur standard et composer son code secret.
Pour éviter fraudes en cas de vol, le nombre de paiements sans contact effectués à la suite est limité à trois. Après quoi, le client devra obligatoirement ressaisir son code secret lors d'emplettes plus importantes, afin de rendre de nouveau possible le paiement sans contact. En outre, en cas de vol ou de fraude, le client bénéficie des mêmes garanties qu'avec sa carte bancaire traditionnelle.
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Midomi retrouve un morceau de musique fredonné
Par Xavier de BRABOIS ::
Le 18/06/07 à 10h25 :: Développements ::
Je me plaignais il n'y a pas longtemps à des amis qu'à l'ère de l'internet on ne puisse pas retrouver un morceau dont on a l'air en tête mais ni titre ni auteur.
J'ai dû être exaucé !
Midomi est encore en version bêta, mais il est rudement efficace. Il permet de faire une recherche sur un air que vous fredonnez dans votre micro.
Le fonctionnement est assez simple, une application flash demandant la permission d'utiliser votre micro se lance. Il vous suffit de permettre cet accès, puis d'ouvrir votre micro (qui est souvent fermé dans votre table de mixage).
Vous fredonnez un air et le site cherche dans sa base de donnée personnelle pour vous restituer le morceau, vous donnant le titre, l'auteur, la possibilité d'écouter le titre et de l'acheter (c'est là que le site aura son gagne pain).
Le système ne fonctionne qu'avec des airs qui ont déjà été enregistrés par des utilisateurs. La base pour le moment est donc assez pauvre, mais rien ne vous empêche de l'enrichir. Vous pouvez enregistrer un morceau en le chantant, en le jouant sur un clavier (même MIDI). Il suffit de choisir d'abord quel morceau vous voulez chantez par son titre ou son auteur, le système vous propose alors une liste de titre disponibles, et vous sélectionnez celui que vous voulez chanter.
En cas de recherche, le système reconnaît l'air que vous fredonnez (mais il faut donc essayer avec les morceaux déjà enregistrés (liste ici). J'ai testé avec Can you Feel the love tonight, que j'ai fredonné de façon assez incertaine dans mon micro, il l'a retrouvé sans problème.
Chapeau !!! Vivement que la base s'enrichisse !
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Les moteurs de recherches ne donnent pas les même résultats
Par Xavier de BRABOIS ::
Le 13/06/07 à 12h47 :: Référencement ::
Bon, ça on le savait.
Mais ce qui est (ou pourrait être) intéressant, c'est que deux universités (l'université technologique du Queensland et l'université de l'Etat de Pennsylvanie) ont mené une "étude" sur 19 332 requêtes via le metamoteur DogPile pour découvrir que seuls 0.6% des résultats étaient communs aux quatre moteurs de recherche analysés (Google, Yahoo, Windows Live et Ask).
Ca laisse songeur...
D'abord, Dogpile est il un outil fiable pour mener une telle étude ?
J'ai mené mon enquête sur un seul terme ; Dogpile estime que la réponse sur Wikipedia n'est donnée que par deux moteurs, alors qu'un rapide test me permet de m'assurer du contraire (oui, Yahoo recense bien en seconde position les pages de Wikipedia sur ce mot).
Quelques autres test me permettent vite de constater que les algorithmes de Dogpile sont mauvais.
Bref, pas besoin d'aller plus loin, il faudra peut-être enseigner aux universités (et aux journalistes aussi) ce que le mot "étude" signifie.
Dommage, un véritable étude sur ces différences de résultat aurait pu être utile...
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Les sites-pièges de la police non recevables juridiquement
Par Xavier de BRABOIS ::
Le 12/06/07 à 13h02 :: Droit & Législation ::
Le saviez-vous ?
La police en france comme aux Etats-Unis n'hésite pas à créer de faux sites pour y attirer des contrevenants de façon à pouvoir ensuite les arrêter.
C'est ce qui est arrivé à un individu qui est allé visité un site pédophile américain... qui avait été fait par l’unité de criminalité informatique de la police de New York pour détecter justement ces pédophiles.
Les douanes américaines ont alerté la police française qui a perquisitionné et arrêté la personne en question chez elle. Des images pédophiles ont bien été retrouvées sur son matériel, ce qui lui valu d’être poursuivi en justice. L'individu a aussitôt crié au scandale et a tenté de faire annuler la procédure en cour d'Appel, estimant qu'il avait été piégé par la police. La Cour d'Appel a rejeté sa demande, signalant qu'ils n'étaient pas juges des procédés américains pour identifier un malfaiteur.
Mais la Cour de cassation a réagi et a donné raison à l'accusé, estimant que « la perquisition au cours de laquelle les images illicites ont été découvertes (….) était consécutive à la provocation à la commission d’une infraction organisée par les autorités américaines et dont les résultats avaient été transmis aux autorités françaises. »
Elle s'est appuyée sur la convention européenne des droits de l’homme pour faire annuler la procédure. Ainsi, ces sites attrape-mouche ne pourront pas être utilisés dans une procédure de condamnation pour quelque délit que ce soit (car la police utilise ces stratagèmes aussi pour du téléchargement illégal de musique, de vidéo, de jeux...).
Par contre la police conserve le droit de se faire passer pour d'autres personnes via des pseudonymes sur les réseaux de malfaiteurs. Mais elle ne pourra que constater une infraction, non la provoquer.
Voilà qui complique considérablement leur tâche...
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Accessiweb devient Euracert et s'européanise
Par Xavier de BRABOIS ::
Le 11/06/07 à 13h06 :: Accessibilité et normes ::
"L'accessibilité" des sites internet désigne leur capacité à être visités par des personnes handicapées, et notamment (voire exclusivement) par des mal voyants ou des aveugles qui utilisent alors des logiciels spécialisés qui lisent le contenus de la page visitée.
Pour que ces logiciels fonctionnent correctement, il faut cependant que la page web soit conçue selon certaines normes, définies et répertoriées par le W3C au travers de son projet WAI (Web Accessibility Initiative) créé en 1996. (par exemple mettre un texte alernatif sur les images, surtout celes qui sont cliquables, ne pas construire sa page en tableaux mais plutôt en layers, etc).

Le public concerné étant plutôt restreint (1,7 millions de personnes en France sont mal voyantes ou aveugles), les entreprises se soucient peu en général de cette accessibilité de leurs sites. C'est pourquoi un texte législatif est venu contraindre les administrations à avoir des sites "accessibles" (que ce nom est mal choisi), par l'entremise de l’Agence pour le Développement de l'Administration Electronique (ADAE). L'ADAE travaille en lien avec le centre de ressources et de recherche Accessiweb créé par l'association BrailleNet sur la base de la norme internationale WCAG1.0.
Des lors, Accessiweb devient un label français sanctionnant les sites "accessibles", via ses certifications bronze, argent et or (selon le degré d'application des normes WAI).
Avec ses homologues espagnol (Fundosa Teleservicios) et belge (Web Ona), ils ont signé la création jeudi dernier d'un label commun baptisé Euracert. Pour l'obtenir, il faudra d'abord accéder au label national, obtenu après une phase d'audit pendant laquelle les organismes de certification vérifient que le site respecte les recommandations internationales W3C/ WAI. Puis il faudra ajouter un peu d'argent pour obtenir le label européen.
Ainsi, en France, le label bronze Accessiweb coûte 1900 euros. Il faudra ajouter 600 euros pour obtenir le label Euracert. Il sera valable deux ans, pendant lesuqles un audit est réalisé tous les six mois tandis qu'en parallèle, un canal de plaintes est ouvert afin que les internautes puissent signaler l'ajout d'un contenu non accessible.
Encore des coûts et des contraintes, qui ne séduiront certainement pas les entreprises, soit disant encouragées à travailler en ce sens. On ne recense en effet à ce jour que 3% des sites européens accessibles (reste à savoir si ces 3% désignent les sites ayant acheté un label ou ceux qui répondent effectivement aux normes WAI). 20 sites seulement en France ont acquis le label d'Accessiweb.Et le surtcoût pour réaliser ou adapter un site en acessibilité dépasse souvent 20% du budget normal.
Enfin, l'Euracert n'est pas encore vraiment Européen, mais ne concerne que les trois pays signataires. Disons que c'est un premier pas vers un label unique.
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Netscape Navigator tente son retour
Par Xavier de BRABOIS ::
Le 08/06/07 à 12h46 :: Le monde Internet ::
Le célèbre navigateur de Netscape, Navigator, a disparu de la scène du web depuis son rachat en 1998 par AOL et l'ouverture de ses codes source à la communauté de l'Open Source (qui en fera le désormais célèbre Firefox).
Mais AOL n'a pas dit son dernier mot, et ils viennent de sortir Netscape Navigator 9 (encore en version bêta), agrémenté de nouvelles fonctions qui n'ont cependant rien de révolutionnaire. On notera la possibilité de noter directement les pages web ou de les partager, afin que les autres utilisateurs bénéficient de ces notes, et la compatibilité avec certains des modules ou extensions de Firefox (c'est le même moteur ou presque).
Mais est-ce que ce sera suffisant pour attirer les internautes ?
A suivre donc.
Netscape 9
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