J'avais déjà fait un post (oups pardon, un article) sur le français du web en 2007 présentant la commission générale de terminologie et de néologie (organisme du ministère de la culture) et son travail pour franciser le jargon informatique et internet essentiellement pourvu de termes techniques anglais. Il est à noter qu'une grande partie de son travail provient du travail de l'Office québécois de la langue française (OQLF).
Etant un ferme défenseur de la langue française, et d'une langue correctement employée (je pleure sur l'inculture des journalistes de notre pays qui maltraitent tous les jours une si belle langue), je ne peux que me réjouir d'un tel travail pour redonner au français les moyens de s'exprimer même dans un univers aussi anglicisé que celui du web de l'internet (au contraire de beaucoup d'autres qui se moquent d'une telle entreprise).
Cependant, même s'il y a quelques vraies trouvailles comme "frimousse" pour "smiley" ou "pourriel" pour "spam", il est vrai que le français n'est pas adapté à la contraction de mots ce qui rend les traductions plutôt longues, ou bien juste informes (comme le malheureux "courriel" contraction de courrier électronique). Mais c'est cette particularité du français qui en fait aussi une langue bien moins équivoque que d'autres et donc une langue bien plus sûre en diplomatie... mais c'est un autre sujet.
La commission générale de terminologie et de néologie a désormais un site internet dédié, plus pratique que l'ancienne page qui renvoyait vers les avis du JO. Le site, encore peu ergonomique, permet néanmoins de rechercher des termes (anglais ou français) ou de voir la liste des expressions créées par domaine (voici la liste des mots du domaine informatique et internet
Voici un petit pêle-mêle d'expressions choisies. Il est vrai que pour l'heure la majorité sont assez maladroites et ne nous engagent pas beaucoup à les utiliser. Ces expressions ou néologismes sont cependant requis (par contrainte légale) dans le vocabulaire administratif. Autant les connaître.
watermark : tatouage numérique
morphing : morphose (amusant celui-la)
graphic software : grapheur (pas mal celui-la, la définition laisserait entendre que Wysistat est un grapheur)
script : script (bonne nouvelle, ce mot est légal !)
P2P (ou peer-to-peer): poste à poste, ou pair-à-pair
email : courriel (berk ! berk ! berk ! Les mots ne se contractent pas comme ça en français. Mais bon, ça entre dans les moeurs peu à peu)
Mél. : Messagerie électronique, mais seulement en tant que symbole comme "Tél.". N'est pas utilisable comme nom.
Mailing list : liste de diffusion (bien connu, est passé dans les moeurs)
spaming : arrosage (Bof.)
spam : pourriel (rebof. Quoique assez utilisé au Québec, le pourriel ne prend pas beaucoup en France. "Spam" est une marque déposée qui suite à un skecth des Monthy est devenu le symbole d'un produit dégoûtant et lassant)
phishing : filoutage (amusant, surtout pour conserver les sonorités)
applet : appliquette
pop-up : intruse, ou fenêtre intruse
splash screen : fenêtre d'attente (bizarre d'avoir traduit "screen" par "fenêtre", ça ajoute une syllabe pour rien...)
Smiley : frimousse
Joystick : manche (ou manche-à-balais) (mouais)
Webcam: cybercaméra (trop long, dommage, le mot est bon)
WWW : TAM
World Wide Web = Toile d'Araignée Mondiale (Mon Dieu ! Pourquoi ont-il mit "toile d'Araignée" ? Nous sommes pris au piège ! Alors que web peut se traduire par toile, tissage, réseau. Grand Réseau Mondial ou Réseau Absolument Mondial, ça ne leur plaisait pas ?? )
Web Page : page sur la Toile ("page internet", c'était pas assez précis ??)
Si vous avez des mots à faire traduire parce que cela vous insupporte de les utiliser en anglais (comme cela m'est arrivé), ou si vous avez de meilleurs traductions que celles proposées, n'hésitez pas à les suggérer.
Ce vocabulaire officiel évolue en permanence, et heureusement, ce qui nous a permis d'abandonner par exemple "causette" qui traduisait "chat" en 1999 (désormais traduit par "dialogue en ligne").
Vous pensiez que c'était de la science fiction, mais la réalité dépasse les productions de Georges Lucas. Aujourd'hui il est possible d'avoir des conférences holographiques avec 8 personnes en face de vous, qui peuvent se mouvoir dans leur environnement (vous montrer leurs tableaux, leurs documents, se déplacer), utiliser des documents 3D eux-mêmes holographiques pour présenter leur résultats, ou faire la démonstration d'un nouveau produit.
Ici, un commercial présente un nouveau réacteur gigantesque en hologramme. Avec un peu de réalité augmentée en bonus (inutile de tout regarder, c'est une vraie présentation commerciale, les 50 premières secondes suffisent)!
Ici, on présente une conférence holographique. On voit déjà un peu mieux les implications que cela peut avoir, et c'est assez didactique:
Et enfin, Christie présente tout son savoir faire au salon Infocomm de 2009. C'est la plus bluffante et la plus captivante. Tout ce que vous voyez n'a pas lieu sur un écran, mais sur une scène !!
Les medias commencent aussi à utiliser cette technologie pour interviewer des personnes distantes (ex avec CNN)
Pour ce procédé à CNN, il a fallu mettre l'invité dans une salle verte entourée de 40 mini caméras. Encore un peu compliqué pour une bonne mise en situation, mais c'était en 2008.
alsacreations.com remet les choses à plat, en ce qui concerne l'utilisation des balises <Hn> dans les pages web.
On savait déjà que c'était utilisé pour la structuration du contenu, et donc pour la facilité de lecture, l'accessibilité de la page et le référencement.
On savait qu'il fallait respecter l'ordre des titres pour que le rendu soit optimal (ne pas passer du H2 au H4, sans H3).
En revanche, après plusieurs discussion avec des intégrateurs chez nous, ou dans d'autres structures, je ne suis pas certains que tout le monde soit au courant que le H1 n'est pas le titre de la page, mais plutôt le titre des sections, des chapitres, dans la page, et que par conséquent, on peut l'utiliser plusieurs fois dans une même page. Pour présenter Explid à nos clients, je prend souvent Word (ou OpenOffice) comme exemple. Regardez la gestion des styles dans ces logiciels, ca fonctionne de la même manière : il y a un style "titre" puis une liste de styles "titre 1", "titre 2", "titre 3", etc...
Ce serait assez simple à gérer dans le WebEditeur d'Explid : le titre de la page est souvent inséré automatiquement et donc non-gérable dans le contenu de la page, et les titres de sections, de paragraphes, etc, sont gérés dans l'éditeur.
Le problème est que HTML ne propose pas de balise pour ce titre de page, il faudrait donc choisir une balise, par exemple un simple <P> pour le titre de la page dont le contenu répète le <title> du <head>.
Je pense qu'il faudrait quand même tester l'efficacité en terme de référencement, car ne nous voilons pas la face, ca sera transparent pour les lecteurs...
Je ne sais pas si Google donne plus d'importance au <title> ou au <h1>, voir s'il modifie l'importance des mots clés si les contenus des deux balises sont équivalentes, etc.
Plus d'infos sur blog-and-blues.org/ et surtout dans les commentaires, avec des interventions d'Elie Sloim, de Laurent Denis, Charles Nepote, etc.
Différentes études montrent une évolution importante des résolutions d'écran ces dernières années.
Le Panorama Wysistat indique que les écrans sont aujourd'hui majoritairement en résolution de 1280 px (38%), ou plus (63% toutes résolutions confondues), contre 30% seulement pour le 1024 pixels.
Le premier passage s'est fait durant l'année 2008, où la résolution 1024 px est passée sous la résolution 1280 px. Le deuxième passage vient de se produire, avec un passage des écrans surpérieurs à 1280 px (écrans panoramiques) au dessus des résolutions en 1024 px, qui s'enfoncent ainsi de plus en plus vers l'obsolète.
D'autres études, de Libstat montrent justement que les écrans en 16/9 commencent à battre le haut du pavé, avec 40% des résolutions sous ce format. Ce qui signifie de devoir penser à réaliser des sites internet compatibles avec ces largeurs immenses contre des hauteurs qui restent réduites.
Sans doute, les sites internet de demain devront réfléchir à une navigation non plus tant verticale qu'horizontale, quelque chose de plus proche du fonctionnement Mac par volet horizontal, que du fonctionnement Windows par menu vertical.
Enfin, il faut noter l'étude de Mediamétrie qui recense une forte augmentation des résolutions 1024px ou inférieures (entre 800x480 et 1024x600), qui si elles restent marginales, représentent une véritable explosion en 2008 par rapport à l'année précédente (x 34 !!!! Et nous sommes à présent en 2009). La raison ? Ce sont les résolutions utilisées par les smartphones et autres notebook. Ainsi, l'Iphone utilise une résolution de 1024px pour les sites internet, et génère 4 fois plus de visites que l'année précédente, score qui a certainement encore au moins doublé cette année.
Voilà qu'il faut à présent développer des sites internet optimisés pour les 63% d'utilisateurs en très large résolution, les 40% en format 16/9, et sans oublier le marché explosif en cours des résolution inférieures à 1024 des smartphones.
A quand un site par terminal !?
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Un référentiel d'accessibilité fixe, pour l'Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics qui en dépendent, les règles techniques, sémantiques, organisationnelles et d'ergonomie que doivent respecter leurs services de communication publique en ligne afin d'assurer aux personnes handicapées la réception et la compréhension de tout type d'information diffusée sous forme numérique, de leur permettre d'utiliser ces services et, le cas échéant, d'interagir avec ces derniers.
Ce référentiel s'applique aux différents types de handicap et aux différentes technologies mises en œuvre par les services de communication publique en ligne, en particulier l'internet, le téléphone et la télévision.
Il décrit les modalités de contrôle permettant aux collectivités publiques mentionnées au premier alinéa de vérifier que leurs services de communication publique en ligne sont bien conformes à ces règles. (Article 1)
Les services de communication publique en ligne des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent doivent être mis en conformité avec le référentiel d'accessibilité mentionné à l'article 1er du présent décret dans un délai de trois ans à compter de la publication du présent décret. Ce délai est réduit à deux ans pour les services de communication publique en ligne de l'Etat et des établissements publics qui en dépendent. (Article 3)
Dans les délais prévus à l'article 3 du présent décret, pour les services existants ou lors de leur création, l'autorité administrative compétente atteste, dans les conditions fixées par l'arrêté interministériel prévu à l'article 2 du présent décret, que ses services de communication publique en ligne sont conformes au référentiel d'accessibilité mentionné à l'article 1er. (Article 4)
Dès lors qu'il constate le défaut de conformité au référentiel d'accessibilité mentionné à l'article 1er du présent décret d'un service de communication publique en ligne, le ministre chargé des personnes handicapées, ou le préfet en ce qui concerne les services déconcentrés, les collectivités territoriales ou les établissements publics qui en dépendent, met en demeure l'autorité administrative compétente de se mettre en conformité avec le référentiel précité dans un délai qui ne peut excéder six mois. L'autorité administrative compétente indique, dans un délai d'un mois, les mesures qu'elle entend adopter à cet effet.
Passé le délai fixé dans la mise en demeure, le ou les services de communication publique en ligne non conformes sont inscrits sur une liste de services de communication publique en ligne non conformes publiée par voie électronique par le ministre chargé des personnes handicapées.
Cette inscription cesse dès que l'autorité administrative a fourni les éléments établissant le respect des prescriptions applicables. (Article 5)
Pour résumer, les sites des services publics ont 3 ans pour rendre leur site conforme au RGAA. Après ce délai, il seront mis à demeure et auront moins de 6 mois pour améliorer leur accessibilité. En cas de non conformité, ils seront inscrits sur une liste noire des sites publics non conforme.
Pas très répressif me direz-vous, je pense que si au contraire. Tous les services de l'Etat sont sous la responsabilité d'un politique qui n'a pas du tout envie de voir son nom sur une liste noire de pollueurs, de malhonnêtes ou même de non accessibles. Je pense que les responsables communication des services vont avoir une bonne grosse épée de Damocles au dessus de leur tête et vont être très à cheval sur les questions de conformité, dans les années à venir.
Il y a quelques mois, YouTube a lancé CaptionTube, un système permettant aux internautes de soustitrer leurs vidéos.
Il suffit d'avoir un compte Google/YouTube pour accèder à cette fonctionnalité.
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Un petit tableau intéressant sur http://www.campaignmonitor.com/css/
Il indique les compatibilités CSS, HTML, etc avec les principaux clients mail sur poste (Outlook, Windows Mail, Mac Mail, Entourage, Thunderbird, AOL, Notes 6, Eudora) ou online (Yahoo, Gmail, Live Mail, Hotmail, AOL Web, .Mac Web).
Affilinet avait racheté Cibleclick en 2005. En novembre dernier, la migration s'est faite vers la plateforme d'Affilinet, de façon plutôt brutale et peu satisfaisante par les annonceurs (400 000 en Europe), qui y perdent beaucoup.
D'abord, ils perdent tout l'historique des soldes précédents. Du coup beaucoup d'entre eux craignent de ne jamais être payé, faute de pouvoir prouver ces soldes, et de perdre le fil de leur chiffre d'affaires. Mais surtout, le changement de plateforme produit une baisse de l'ordre de 40% (selon les affiliés) des taux de clics enregistrés, pour une audience qui ne change pas. Affilinet explique cette baisse (estimé selon eux à 3%) par le changement des règles de comptage.
Notamment, désormais, les clics sur une bannière ne sont comptabilisés que sur les sites déclarés pour la campagne (ceci afin d'empêcher qua la bannière d'un annonceur se trouve sur un site domageable pour son image). C'est du moins ainsi qu'Affilinet explique la baisse de traffic : certains affiliés ne respecteraient aps les règles du jeu.
Une hotline surtaxée a été mise à disposition des affiliés, qui demeurent plutôt mécontents. Mais ont-ils le choix ?
L'objectif des microformats est d'inclure dans la structure (en autre CSS) des pages HTML du sens aux éléments.
Par exemple, quand sur le site d'un société, une actualité précise un évènement. Il pourrait être intéressant que l'internaute, intéressé par l'évènement puisse d'un clique l'insérer à son agenda. Hélas, avec le HTML / CSS, cela n'est pas réalisable...
Le microformat propose donc de structurer la présentation HTML de tel sorte que l'internaute puisse d'un clique l'insérer dans son agenda au jour correspondant, à l'heure dite, au lieu, ... tous les éléments étant reconnu automatiquement. le contenu de la page HTML ou (d'une partie) serait ainsi structurée et utilisable par d'autres logiciels.
Le principe pour ce faire est assez simple puisque l'idée est de "s'appuyer" sur la structuration CSS ou de la compléter afin de permettre cette reconnaissance par le browser et la possibilité d'ouvrir l'information à d'autres logiciels tout en conservant la puissance structurelle de la donnée.
Actuellement, plusieurs classes sont disponibles :
L'avantage que je vois à ce principe est d'apporter une structuration plus forte du contenu ("donner du sens au contenu") formater en HTML. Le HTML est un formidable langage universel qui a permis l'émergence d'Internet mais présente de nombreux défauts puisque n'étant qu'un langage de mise en page. Ce format serait en quelque sorte un format XML universel, établi et reconnu appliqué au HTML/CSS.
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